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Sénégal: le géant de l’immobilier « SABLUX  » fete ses Dix ans et évoque le foncier

En marge de la célébration des 10 ans de SABLUX, organisée le jeudi 21 Novembre 2019 au Musée des Civilisations Noires, M. Souleymane Diallo, co-fondateur de Sablux, directeur général de Sablux immobilier estime qu’il faudrait la disponibilité du foncier et que cela soit attribué aux bons acteurs. Il a retracé l’historique de  et a décliné sa vision futuriste du secteur de l’immobilier.

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« On a beaucoup manqué de sérieux dans notre façon d’aborder l’entrepreneuriat au Sénégal et en Afrique. Maintenant ce qui manque au secteur et qui pourrait améliorer tout ça, le ministre l’a dit tout à l’heure, il faudrait que le foncier soit disponible mais qu’il soit donné aux bons acteurs parce que c’est ça le vrai débat. Qu’il soit gratuit mais quand il soit gratuit également que le promoteur joue le jeu et le retraduisent aussi gratuitement aux consommateurs parce que moi, j’ai toujours dit que ce débat, c’est un débat qui est un peu faux parce que tout le monde sait combien coûte une maison, ce que coûte un terrain mais quand on te donne un terrain gratuitement, quand tu SABLUXmets ton prix de construction, ensuite tu mets ta marge, tout le monde sait à combien , tu devras vendre. Si tu vends à plus, c’est que ce n’est pas normal, donc je pense que ce débat-là doit être posé », a souligné M. Souleymane Diallo, co-fondateur de Sablux.

Il estime que 10 ans de présence dans l’immobilier représentent une fierté. Et il y a énormément d’emplois qui ont été créés, des emplois directs : 145, emplois indirects, plus de 1000 emplois.
« On a pu changer en tant soit peu le paysage de l’immobilier au Sénégal, on a déjà livré 20 projets, il y a 16 projets qui sont en cour. Nous avons tout souffert, les entreprises africaines, particulièrement les entreprises sénégalaises particulièrement le secteur de l’immobilier, de ce défaut-là, les clients n’ont pas confiance au secteur. Il y a énormément de contraintes, on est dans un pays sous développé. Comme je le disais, le cadre macro-économique et le cadre juridique doivent être pris en compte. Il y a également des vides juridiques sur certaines questions mais tout ça, on y travaille avec le ministère pour améliorer tous ces éléments-là et heureusement, on a des interlocuteurs à notre écoute », dira M. Diallo.

Quant à M. Karim Fofana, ministre de l’Urbanisme et du logement, il avance : «
« C’est le genre d’exemple que nous voulons donner dans l’économie sénégalaise, c’est le genre de champions que nous voulons pour pouvoir permettre à notre économie de croître et d’atteindre l’émergence. C’est aussi un symbole pour les jeunes du Sénégal, leur dire que c’est bien possible ici au Sénégal, nous n’avons pas besoin d’attendre des groupes internationaux pour développer l’immobilier. L’autre chose, c’est aussi ce grand engagement des promoteurs immobilier du Sénégal mais surtout particulièrement Sablux qui, depuis ma nomination au ministère de l’Urbanisme et du logement, me manifeste particulièrement un intérêt pour le programme des 100 000 logements ».
Selon le ministre Karim Fofana, c’est le foncier l’intrant le plus important du logement mais c’est aussi des mesures fiscales, des mesures incitatives.

« Dans les pôles urbains, l’Etat va essayer de faire ce qu’on appelle l’aménagement, les amener d’eau, d’électricité, mais dans les communes aussi, il y a un dispositif qui permet à un accès gratuit au foncier mais dans le cadre aussi d’un prix encadré et dans le cadre de la mise en place d’aménagements de qualité parce qu’en définitif, ce qui est plus important, ce n’est pas les impôts que l’Etat gagne, ce n’est pas l’argent ou le dynamisme du promoteur, c’est de faire en sorte qu’une bonne partie des populations sénégalaises qui ont un salaire modeste, qui sont dans le secteur informel puissent devenir propriétaire de leur logement comme tous les salariés dans tous les pays développés du monde », a laissé entendre le ministre de l’Urbanisme .
Le ministre fait appel à notre secteur privé pour venir construire mais au-delà de ça, il pousse le secteur privé à fabriquer les matériaux au Sénégal.

Source:B221

 

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