ENTREPRISES

Les CEOs de l’année

Mostafa Terrab, président de l’Office Chérifien des Phosphates

Mostafa Terrab, président directeur général du groupe marocain OCP qu’il a transformé profondément, en faisant le leader mondial de l’exportation des engrais.

PDG de l’Office Chérifien des Phosphates (OCP), Mostafa Terrab est depuis la mi-juillet le premier africain à diriger l’International Fertilizer Association (IFA), une organisation bientôt centenaire, qui est aux engrais ce que l’OPEP est au pétrole. En treize ans à la tête de l’OCP, il a développé une véritable stratégie Afrique. En 2014, il lance l’usine de Jorf Lasfar entièrement dédié au continent africain. Partisan de l’intégration africaine, le diplômé de Massachusetts Institute of Technology (MIT) a multiplié les approches de co- developpement, combinant l’acide phosphorique marocain et l’ammoniac gabonais ou éthiopien pour produire de l’engrais. Au delà de sa force exportatrice, l’OCP est un vecteur puissant de transformation économique et sociale avec des ramifications dans les branches de la technologie, de l’énergie (solaire) et de l’enseignement.

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Pathé Dione, Président du Groupe Sunu

Pathé Dione a construit en 22 ans le groupe Sunu, premier assureur vie de la zone CIMA

 

Le sénégalais Pathé Dione, qui a démarré l’histoire du groupe Sunu il y a 22 ans, incarne l’intégration africaine, avec un groupe comptant 24 filiales dans 54 pays. «Nous confirmons notre leadership en Vie en zone CIMA avec un chiffre d’affaires global de 165 milliards de FCFA à fin 2018 », déclarait-il dans un récent entretien avec Financial Afrik. L’année 2019 a été riche en opérations stratégiques avec l’acquisition de 5 filiales africaines du groupe Allianz et, entre autres, la finalisation de l’accord d’implantation dans certains pays dont la Mauritanie. Convaincu que l’Afrique doit bâtir de grands groupes dans les standards internationaux, Sunu continue de nouer des alliances fortes comme celles conclues en octobre dernier avec l’un des plus grands courtiers internationaux.

Sidi Ould Tah, directeur général de la BADEA

Sidi Ould Tah, DG de la BADEA. La Banque de Développement vient d’adopter une vision 2020 qui fait du financement du secteur privé une priorité.

Sous la direction de Sidi Ould Tah, ancien ministre mauritanien des Affaires économiques, la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) a opéré un tournant stratégique. L’institution dont le capital est détenu par 18 pays de la Ligue Arabe va désormais consacrer un important volet de ses concours au secteur privé africain. Dans sa vision 2020, la BADEA insiste sur l’inclusion financière, économique et sociale. La banque créera des institutions de mésofinance dans plusieurs régions d’Afrique. Cas du Rwanda où une structure de mésofinance au capital de 5 millions de dollars vient d’être créée. Les zones CEMAC et UEMOA accueilleront chacune des structures analogues.

Henri Claude Oyima, PDG du groupe BGFIBank

Le président de BGFI,Henri Claude Oyima, est à la tête du leader bancaire de la zone CEMAC. La BGFI fera probablement son introduction en Bourse en 2020.

Premier groupe bancaire de la zone CEMAC, Henri Claude Oyima est aussi le président du conseil d’administration de la Bourse unifiée de la CEMAC (BVMAC). Aujourd’hui, la BGFI Bank est présente en force en Afrique de l’Ouest, faisant la jonction entre 10 pays la CEMAC et de l’UEMOA et à Paris (BGFI Bank Europe). Outre son activité traditionnelle de banque, le groupe propose également des services d’assurance (à travers notamment Ogar, premier assureur du Gabon, l’un des tous premiers de la zone CEMAC) et de gestion de fonds.

Idrissa Nassa, Président de Coris Bank International

Le PCA de Coris Bank International, Idrissa Nassa, définit son institution comme la banque de l’économie réelle.

Président du Groupe Coris Holding, Idrissa Nassa investit en 2001 dans la Financière du Burkina, un établissement financier alors en crise institutionnelle.
A partir de 2007, l’établissement financier est transformé en Banque de plein exercice. L’année 2008 verra l’aboutissement de la transformation avec le lancement des activités de Coris Bank International. En 2010, il entame la construction du groupe financier Coris, en créant la branche Intermédiation boursière et la branche Assurances. A partir de 2011, Coris Asset Management et Coris Capital sont créés avec la mise en place d’une société Holding pour piloter le groupe. Coris Bank International est aujourd’hui la première banque au Burkina Faso avec des filiales en Côte d’Ivoire, Mali, Togo, Sénégal, Benin et Niger avec plus de 1500 employés et nourrit de fortes ambitions panafricaines.

Mohamed El Kettani, PDG d’Attijariwafa bank

Mohamed El-Kettani, P-dg d’Attijariwafa bank, architecte de l’internationalisation de cette institution aujourd’hui leader en Afrique du Nord et de l’Ouest.

Architecte de l’expansion africaine du groupe Attijariwafa bank, Mohamed El-Kettani a fait de cette banque le leader en zone CFA et en Afrique du Nord. Entamée en 2008 avec l’acquisition de BIM.SA, l’aventure africaine se poursuit désormais en dehors des zones francophones de confort. Après le coup de maître que fut la reprise, en 2017, de Barclays Egypt, intégrée entièrement dans le périmètre du groupe, de nouvelles acquisitions s’annoncent en Afrique de l’Est. L’Ethiopie, le Kenya et le Rwanda sont dans le viseur. Diplômé de l’ENSTA – Paris Tech, Mohamed El-Kettani est un cadre maison qui a participé activement à la fusion entre BCM et Wafa Bank, le big bang du renouveau bancaire marocain, qui donnera naissance à Attijariwafa Bank à l’orée de l’année 2004.

Christian Adovelande, Président de la BOAD

Christian Adovelande a fait de la BOAD l’une des toutes premières institutions ouest-africaines agréés par le Fonds Vert pour le Climat.

A la tête de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) depuis 2011, Christian Adovelande, a consolidé la signature de l’institution (investment grade reconduit depuis cinq ans, soit «Baa1» par Moody’s et «BBB» par Fitch Ratings), pérennisé ses fondations à travers un capital comprenant des institutions de premier rang, et, partant, augmenté sa capacité de mobilisation des capitaux sur le marché financier international. La BOAD a ainsi bouclé son troisième eurobond, le 16 octobre 2019, avec 830 millions d’euros (à un taux de 4,7%) sur le marché international. Par ailleurs, la BOAD, l’une des toutes premières institutions à être certifié par le Fonds Vert pour le Climat, mise sur l’énergie solaire comme facteur d’inclusion et de développement.

 

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