ÉCONOMIE

ÉNÉGAL-JAPON : Une coopération multisectorielle et dynamique

La septième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad 7) s’ouvre, aujourd’hui, à Yokohama. Une occasion pour jeter un coup d’œil sur la coopération entre le Sénégal et le Japon marquée par la diversité des projets dans leurs portefeuilles.

Sample ad

Le Japon accorde une place particulière au Sénégal dans sa politique de développement en Afrique au regard du dynamisme  de la coopération entre les deux pays. Un des éléments illustratifs est la conférence tenue, le 9 janvier 2018, à Diamniadio, qui a réuni des membres des deux gouvernements et les patronats du Sénégal et du Japon. Trois cents participants, dont 50 représentants d’entreprises japonaises avaient pris part à cet évènement. Aujourd’hui, la coopération entre les deux pays porte sur plusieurs secteurs, notamment, la transformation structurelle de l’économie et la croissance, le capital humain et la protection sociale. Parmi les domaines prioritaires contenus dans le Plan d’opération du Japon au Sénégal pour la période 2015-2019, on peut citer le programme de renforcement du fonctionnement urbain de Dakar qui porte sur l’aménagement d’infrastructures économiques et sociales pour le développement de la métropole de Dakar et l’intégration régionale. Ceci, à travers des projets d’investissements, des prêts concessionnels et des subventions.
Ainsi, le Japon appuie le Sénégal par le projet de réhabilitation du Môle 3 du Port de Dakar avec l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica) à hauteur de  21 milliards de FCfa. A terme, l’ouvrage pourra accueillir des navires de 35.000 tonnes, 190 mètres de long, 29,5 mètres de large et 12 mètres de tirant d’eau. Les travaux répartis en deux phases portent notamment sur la construction d’un quai long de 350 mètres, la réhabilitation des terre-pleins et des voies de circulation.
Les autres aspects sont l’étude préparatoire pour le Projet d’urgence de renforcement et de réhabilitation du réseau de transport d’énergie de la région de Dakar, le projet de construction de l’usine de dessalement de l’eau de mer aux Mamelles. Dans cette coopération figure, également, le programme d’appui à l’amélioration de l’économie rurale qui accorde la priorité à la culture du riz et vise l’amélioration de la productivité, de la distribution, de la gestion des fermes, entre autres.
Le programme intègre les objectifs de la Stratégie nationale de développement de la riziculture (Sndr) adoptée dans le cadre de la Coalition africaine pour le développement de la riziculture (Card). Il s’agit, aussi, de stimuler le développement global de l’économie rurale et la résilience contre le risque du changement climatique par l’assurance de durabilité des bases de production, l’augmentation des revenus des ruraux, la diversification des sources de revenus, la création d’activités économiques… L’économie maritime n’est pas en reste avec le Programme de promotion de la pêche durable qui vise le développement de chaîne de valeur à travers le renforcement des capacités des acteurs et des agents techniques en matière de la gestion des ressources halieutiques.
Il concerne le projet d’étude de la promotion de la cogestion des pêcheries par le développement de la chaîne de valeur (Procoval), l’étude préparatoire du projet d’aménagement et d’équipements de quai de pêche, agréé pour la valorisation des produits issus des initiatives de gestion durable des ressources halieutiques dans le département de Mbour. S’y ajoute la construction de l’usine de fabrication de pirogues en fibre de verre, le projet de renforcement de capacités pour la Cogestion des pêcheries dans les pays d’Afrique de l’Ouest (Copao) et le Programme des volontaires dans le domaine de la pêche.

Education et santé, domaines prioritaires
Outre les secteurs économiques, la santé et l’éducation occupent une place de choix dans la coopération entre le Sénégal et le Japon. Ce dernier a contribué au programme d’appui à la couverture de maladie universelle. La coopération porte sur la santé maternelle et infantile, la gouvernance, les ressources humaines en santé, ainsi que l’assistance à la politique de la Couverture maladie universelle (Cmu). Spécifiquement, il s’agit du projet de renforcement des soins de santé maternelle et néonatale au Sénégal (Pressmn), Phase 2 et 3 ; celui portant sur la construction du centre d’application pour la santé de la mère et de l’enfant à l’Ecole nationale de développement social et sanitaire (Endss). On peut également relever les projets, notamment ceux relatifs au Projet d’appui au renforcement du système de santé (Parss), Phase 2, au renforcement des capacités du système d’assurance maladie communautaire et des initiatives de gratuité des soins de santé… Dans le domaine de l’éducation, l’appui du Japon porte sur l’amélioration de la qualité de l’apprentissage notamment les mathématiques et les sciences, l’amélioration de l’accès à l’enseignement secondaire et de l’environnement scolaire. Dans la formation professionnelle, le renforcement des capacités du Centre de formation professionnelle et technique (Cfpt) est visé afin que le centre puisse jouer un rôle d’Institut d’excellence en formation des ressources humaines de l’industrie. Le Japon a également apporté son soutien aux projets de construction et d’équipement d’un Centre régional de formation du personnel de l’éducation (Crfpe) à Fatick.

Lesoleil

Photo du profil de Moustapha Ndoye

 210 Posts 0 Comments 27743 Views

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *