JUSTICE

Diesel présumé toxique : Ou va-t-on avec « la qualité Africaine » du Carburant ?

Au Sénégal dans une Affaire qu’il est convenu désormais  d’appeler le « Scandale du Dirty Diesel » le Doyen des juges a saisit le parquet. La Ligue Sénégalaise des Droits de l’ Homme(LSDH) avait demandé au juge « d’inculper toute personne que l’information pourra révéler par rapport aux faits incriminés des chefs de : Trafic de produits pétroliers nocifs et toxiques de nature à mettre en danger le droit à la vie, à l’intégrité physique et morale des populations ».

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L’enquête de ‘’Public Eye’’ aura duré trois ans et le résultat sans appel : « En Afrique de l’Ouest notamment, les négociants Vitol, Trafigura ou encore Addax& Oryx profitent de la faiblesse des standards pour vendre des carburants de mauvaise qualité et réaliser des profits au détriment de la santé de la population africaine. Les résultats des échantillons prélevés à la pompe par Public Eye dans huit pays sont choquants : les carburants analysés présentent jusqu’à 378 fois plus de soufre que la teneur autorisée en Europe. Ils contiennent d’autres substances très nocives, comme du benzène et des aromatiques polycycliques, à des niveaux également interdits par les normes européennes. » Suffisant pour que la LSDH dépose une plainte avec constitution de partie civile.  Le doyen des juges du tribunal hors classe de Dakar, a transmis le dossier au Procureur pour solliciter ses réquisitions.

Au cœur de ce scandale Oryx, Addax, Vitol et Trafigura. Dans sa plainte, qui est au cœur de l’instruction, la LSDH demande au juge « d’inculper toute personne que l’information pourra révéler par rapport aux faits incriminés des chefs de : Trafic de produits pétroliers nocifs et toxiques de nature à mettre en danger le droit à la vie, à l’intégrité physique et morale des populations ».

Sans oublier les autres chefs d’accusation comme l’«exportation ou importation de produits industriels présentant un degré de toxicité et de dangerosité pour la Santé des populations» et la «complicité » par négligence ou par abstention contre toute personne qui aurait pu de par sa position ou ses prérogatives officielles prévenir de tels faits ou en alerter ».

La version anglaise du rapport, étalée sur 260 pages, cite nommément les stations où les prélèvements ont été effectués avec un tableau détaillé des résultats obtenus.

Pour vivo Energy (Shell) par exemple, il est indiqué que les prélèvements ont été effectués à la station sise à l’Avenue Pasteur le 7 novembre 2012 mais aussi à la station de Pikine.

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