ANALYSE

DEFICIT ENERGETIQUE EN AFRIQUE DE L’OUEST : Plaidoyer pour la mutualisation des opportunités

Le déficit énergétique constitue une menace pour la croissance économique en Afrique de l’Ouest. La mutualisation des opportunités et des programmes liés à ce secteur s’impose donc. C’est la conviction du ministre du Pétrole et des Energies, Mouhamadou Makhtar Cissé. Il a présidé, mercredi, à Dakar, la Conférence de coopération dans le domaine des énergies en Afrique de l’Ouest (Wapecc), organisée par la société Konect group, en partenariat avec la Cedeao.

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La sous-région ouest-africaine dispose d’immenses potentialités énergétiques renouvelables tout comme conventionnelles. Mais ces dernières sont sous-exploitées, voire mal exploitées, car la moitié de la population ouest-africaine n’a pas accès à l’électricité. Le ministre du Pétrole et des Energies, Mouhamadou Makhtar Cissé, a relevé ce paradoxe saisissant, avant-hier, à l’ouverture de la première édition de la Conférence de coopération dans le domaine des énergies en Afrique de l’Ouest (Wapecc) tenue à Dakar. Ce forum, qui dure trois jours, est initié par la société Konect group, en partenariat avec la Cedeao, à travers le Centre des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique de l’Afrique de l’Ouest (Ecreee).
Pour Mouhamadou M. Cissé, « l’énergie est un pilier fondamental du développement de notre sous-région ». Il faut, selon lui, « agir en mutualisant les actions et les programmes ». Pour ce faire, il a appelé à élaborer une très bonne stratégie. C’est pourquoi, il a magnifié la tenue de cette Conférence de coopération, en terre sénégalaise, car il s’agit, à son avis, « de mettre en synergie les différentes opportunités, les programmes pour qu’il y ait une meilleure coordination, un ensemble qui puisse attirer les investisseurs, et développer le système énergétique de nos pays ».
Le Sénégal a la chance d’être, a-t-il rappelé, un « Etat gazier ». « Nous allons avoir très prochainement une forte production d’électricité à partir de notre gaz », a-t-il ajouté. A ce titre, il a invité les Etats à profiter de cette opportunité en participant à ce marché sous régional d’échange d’électricité à travers une bonne coordination des actions. Pour cela, a-t-il averti, « il faudra éviter d’être dans des initiatives parallèles au risque de se retrouver avec des surplus de production ou de déficit de production».

Intégration énergétique
Toutefois, a-t-il relevé, il ne faut jamais perdre de vue l’efficacité énergétique dans la gestion de cette problématique. « Malgré notre potentiel gazier, le Sénégal est un pays leader dans la sous-région voire en Afrique en matière d’énergie renouvelable avec un taux de pénétration de 20% qui va passer dès 2020 à 30% », a-t-il assuré.
Le représentant du ministre guinéen de l’Energie, Dr Morlaye Bangoura, a abondé dans le même sens en soutenant que l’intégration énergétique suppose la mutualisation des efforts et des moyens pour mettre en valeur les potentialités hydro-électriques. Pour réussir ce pari, dit-il, il faudra « de larges concertations entre politiques et techniciens eu égard au fait que nous travaillons pour améliorer les conditions de vie des populations ».
Auparavant, la directrice de Konect group, Florence Koné, avait précisé que l’initiative Wapecc constitue un « instrument de valorisation et de partage d’expériences entre professionnels et gouvernements de l’Afrique de l’Ouest ».

Source:Lesoleil

Photo du profil de Moustapha Ndoye

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